EUX PRÉSIDENTS x Épisode Numéro Trois Pascal LOROT

 

 

 

AUDIENCE #4

 

 

Ils font, façonnent ou bousculent notre paysage économique et entrepreneurial…

Ils s’impliquent dans la vie de la cité pour promouvoir et porter leurs idées…

Pour ADEKWA et AUDIENCE, ils livrent leurs pensées et leurs projets présidentiels…

 

 

Épisode #3 : Pascal LOROT

 

 

ADEKWA Avocats Lille - Eux Présidents Pascal LOROT (choiseul)

Pascal Lorot est président de l’institut Choiseul

 

 

Moi Président, j’accorderai une plus grande importance à notre environnement politique et économique international. J’essaierai de sensibiliser mes collègues élus et les élites de notre pays à la réalité d’un monde qui va vite, beaucoup plus vite qu’ils ne l’imaginent et qui, et c’est dans l’ordre des choses même si cela est douloureux pour nos oreilles, se soucie bien peu aujourd’hui de la parole de la France. Pour en tenir compte, je suivrai plus particulièrement trois grands axes dans ce domaine.

 

Moi Président, j’engagerai le pays dans la voie d’une diplomatie plus modeste dans sa tonalité. La France aime donner des leçons au monde, se draper dans les grands principes humanistes pour ensuite juger, dénoncer, pointer du doigt ceux qui n’ont pas l’heur de se comporter tel que nous le souhaiterions.

Cette « arrogance » puisque c’est ainsi qu’on le perçoit souvent, fait du tort à nos intérêts. Elle provoque aussi quelque raillerie pour ne pas dire de la moquerie car comment demander aux autres de changer lorsque nous-mêmes sommes dans l’incapacité de nous réformer.

 

Moi Président, je veux donc que la France s’inscrive dans une logique de realpolitik, qui respecte les choix faits par nos partenaires. Dans un monde multiforme où de nouvelles puissances ont émergé et entendent, à leur tour, influer sur la vie de notre planète, le dialogue avec tous est plus que jamais nécessaire. Si la France est plus à l’écoute des autres, elle sera elle-même plus écoutée.

 

Moi Président, je veux que la France défende en priorité ses intérêts nationaux. Les Américains, les Britanniques, les Russes (…) défendent toujours bec et ongles leurs intérêts. Nous, plus rarement. L’impression qui prévaut est que l’on est trop souvent dans une logique d’alignement face au grand frère américain. Bien sûr, l’Amérique est notre amie mais nos intérêts peuvent parfois diverger. Le cas des sanctions contre la Russie en est une bonne illustration puisque, sous la pression de Washington, nous avons décidé des mesures économiques qui finalement coûtent très cher à nos entreprises … sans impacter beaucoup l’économie qu’elles sont censées affecter.

 

Moi Président, je n’aurai pas honte de notre langue car elle constitue un formidable atout. Montesquieu, Ronsard, Rousseau ou encore Victor Hugo nous ont laissé un trésor de mots, d’expressions et de règles grammaticales qui sont d’une richesse incommensurable… et sont partagés par une bonne trentaine de nations. Moi Président, j’appuierai la création d’une véritable communauté francophone avec un axe privilégié : l’économie et le commerce.

On le sait peu mais, si aujourd’hui on estime le nombre de francophones à quelque 270 millions de personnes, ce sont 500 à 600 millions de terriens, pour une grande partie Africains, qui auront la langue de Molière comme langue maternelle ou de communication et de travail, et autour d’un milliard à horizon 2100. Cela est un formidable atout pour notre pays, pour nos entreprises. Moi Président, je lancerai une Union économique rassemblant tous les pays de langue française dont l’objet sera d’initier des projets communs structurants et porteurs d’activité pour nos entreprises.

 

 

Pascal LOROT

 

 

 

 

 

 

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