Interview x Esteban OCON

 

 

 

« Devenir champion du monde,

c’est clairement mon objectif ! »

 

 

 

Esteban Ocon est l’un des plus grands espoirs de la Formule 1. Depuis le début de la saison, le pilote de 21 ans a pris place dans le de l’écurie Force India. Dès sa première course, il a marqué les esprits en devant le plus jeune Français à inscrire un point en F1. Entre deux vols et deux grands prix, il a pris le temps de nous répondre, en toute décontraction. Tête-à-tête avec un pilote sympathique et souriant.

 

 

 

 

ADEKWA Avocats Lille - Esteban OCON - Victor MOLLET

 

 

 

 

|  propos recueillis par Victor MOLLET, Dircom ADEKWA Avocats  |

Directeur de la Rédaction d’AUDIENCE

 

 

 

 

Lorsque vous étiez plus jeune, votre père vous a posé cette question : « Tu veux être pilote ou vendeur chez McDo ? ». Quelle a été votre réponse ?

Mon père m’a posé cette question parce que je n’étais pas très sportif à l’époque. Je pense qu’il m’a dit ça pour me piquer. C’était direct mais ça m’a fait réagir. Résultat ? Je suis immédiatement allé courir !

 

 

Comment est née votre passion pour le sport automobile ?

J’ai toujours aimé les voitures. Le sport automobile, c’est toute ma vie ! Mon père est mécanicien et quand j’étais petit, j’ai toujours eu le nez dans les voitures, dans les moteurs, dans l’essence…

 

 

Aujourd’hui, beaucoup de jeunes pilotes avancent leur compte en banque pour être introduits dans une écurie. De votre côté, vous avez plutôt mis en avant votre talent…

Merci déjà (sourire) ! Disons que je n’ai pas le même parcours que la majorité des pilotes, ça a été plus difficile que pour d’autres. Mais à la fin, avec ou sans argent au départ, l’important est de gagner des titres pour pouvoir avoir sa chance en Formule 1.

 

 

Quand le monde de la F1 s’est-il justement intéressé à vous ?

Quand j’ai gagné ! À commencer par la F3, quand j’ai commencé à gagner beaucoup de courses.

 

 

Comment se prépare-t-on pour réaliser une bonne saison ?

Pour être prêt pour le premier grand prix de la saison à Melbourne, en Australie, j’ai passé deux mois à Font-Romeu, à 2 000 mètres d’altitude, dans mon centre d’entraînement physique. J’ai vraiment réalisé une préparation complète, avec neuf heures de cardio par semaine, dix heures de musculation, mais aussi du travail de réaction, de coordination, de vitesse de détection visuelle ou de respiration en altitude.

 

 

Est-il vrai que vous avez pris plus de quatre kilos de muscle durant votre préparation ?

Exactement ! J’ai même pris cinq kilos en tout ! Ça a vraiment été très dur, il a fallu non seulement pousser et faire des efforts durant les exercices physiques mais également à table. Il a fallu que je me force à beaucoup manger, avec beaucoup de protéines, presque une dizaine d’œufs par jour en plus de la viande et des féculents… C’était assez difficile.

 

 

Qu’est-ce qui est le plus dur lorsque l’on prend le départ d’une course, une fois à l’intérieur de la monoplace ?

De gérer les autres autour je pense ! D’avoir la bonne réaction au bon moment, dans une fraction de seconde. La prise de décision est également extrêmement importante pour pouvoir se positionner au bon endroit  quand il le faut. Et pour ça, la précision mentale est essentielle.

 

 

En terminant la première course de la saison à la dixième place, vous êtes devenu le plus jeune pilote français à inscrire un point en Formule 1. Qu’est-ce que cela vous procure ?

De la fierté, forcément ! Je pense qu’avec le parcours que j’ai eu, ça n’a déjà pas été simple d’arriver en Formule 1. Alors de réussir quelque chose comme ça, c’est super ! Je suis heureux d’avoir accompli ça et j’espère inscrire d’autres records dans le futur.

 

 

Est-ce la première ligne d’un long palmarès à venir ?

J’y travaille (rires) !

 

 

Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour cette première saison en F1 ?

Clairement pour moi, mon principal objectif, c’est de marquer des points à chaque course, de réaliser le plus de « top 5 » possible et, pourquoi pas, de me battre pour des podiums quand ce sera possible. Il y a encore un peu de chemin à parcourir pour y parvenir mais c’est mon objectif.   

 

 

Comment définiriez-vous votre style de pilotage ?

En course, j’essaye d’être réfléchi au maximum. Je ne prends pas de risques inutiles. J’en prends quand la situation et propice mais je réfléchi vraiment avant d’entamer une manœuvre. Mais je sais aussi être agressif quand il le le faut !

 

 

À quoi pense-ton, sous son casque, quand on est à 300 km/h ?

À rien (rires) ! Surtout à la concentration en fait, mais ce n’est pas spécialement différent de la conduite à 90km/h.

 

 

 

«  Les hôtels, les routes, les aéroports, les circuits, c’est à peu près tout comme visites généralement ! »

 

 

 

 

Quelles sont vos passions en dehors de la F1 ?

Le sport en général. J’aime beaucoup la musculation, j’en fais beaucoup avec mes amis sportifs, notamment boxeurs. J’aime aussi le VTT et le tennis ou le tennis de table. Et passer du temps avec mes amis, c’est ce que j’aime bien faire quand j’ai un peu de temps libre.

 

 

Prenez-vous le temps de visiter un peu les pays que vous traversez entre les courses ?

Quand on a le temps, un petit peu. Mais souvent, honnêtement, pas vraiment. Les hôtels, les routes, les aéroports, les circuits, c’est à peu près tout comme visites généralement (rires) !

 

 

Tout au long d’une saison, vous êtes amené à visiter les quatre coins du monde… Quelle est votre destination favorite ?

Pour l’instant, je dirais Monaco. C’est une de mes destinations préférées. J’aime bien Abu Dhabi également. J’apprécie le soleil et la chaleur généralement !

 

 

Plus jeune, vous avez régulièrement battu Max Verstappen, promis à jouer les premiers rôles ces prochaines années. Un signe pour la suite ?

Si je peux me battre avec Max dans le futur, aux avant-postes, pourquoi pas. J’ travaille en tous les cas ! Devenir champion du monde, c’est clairement mon objectif, c’est ce que je veux être dans le futur !

 

 

Quelle relation entretenez-vous avec les autres pilotes ?

Il y a vraiment une bonne ambiance dans le paddock, avec beaucoup de respect. Avec certains, il n’y a pas grand-chose de plus que du respect, on ne partira pas en vacances ensemble mais on s’entend bien la majorité du temps. Personnellement je suis proche de Lance Stroll, Stoffel Vandoorne ou Kevin Magnussen. C’est des pilotes que j’apprécie beaucoup en dehors de la course. On passe de bons moments entre les séances quand on a le temps de se voir.

 

 

Qu’est-ce qui vous manque le plus de la France quand vous êtes à l’étranger ?

La famille et les amis, c’est sans aucun doute ce qui me manque le plus ! Et puis la télé française également (rires) !

 

 

 

 

 

 

 

ARRET AU STAND !

 

Votre principale qualité ?

J’ai toujours du mal à me juger mais on me dit souvent que je suis réfléchi et assez mature.

 

Votre plus gros défaut ?

Je suis en retard, je suis très long à me préparer ! Et je suis maladroit !

 

Votre circuit favori ?

Le Hungaroring, le grand prix de Hongrie !

 

Le pilote avec lequel vous vous entendez le mieux dans le paddock ?

Kevin Magnussen

 

Votre pilote préféré ?

Actuellement, je n’en ai pas, même si Fernando Alonso m’impressionne quand même beaucoup. Historiquement, c’est Michael Schumacher et Ayrton Senna.

 

Si vous aviez une musique à écouter dans votre casque pendant la course ?

« Can’t be touch », de Roy Jones, une musique qui motive pas mal !

 

Le look « rose fashion » de la Force India 2017, vous en pensez quoi ?

C’est bien pour la Formule 1, ça change un petit peu.

 

Votre passe-temps pour déconnecter et vous vider la tête ?

YouTube, clairement ! Je regarde beaucoup de vidéos, notamment des youtubeurs français, c’est ce que j’aime faire pour me vider la tête ?

 

Un dicton, une devise ?

L’important n’est pas de gagner, c’est juste ce qui importe !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AUDIENCE #5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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